Janvier-avril 2026 : Beirut Art Center, Beyrouth
Écriture production et performance
Shatr Collective
Coproduction
LABgamerz en coopération avec le Beirut Art Center
Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026
Partenaire
Institut Français du Liban
Photos
© Shatr
Janvier-avril 2026 : Beirut Art Center, Beyrouth
The Language of Loss: A Lexicon of the Untranslatable explore la traduction comme acte incarné de tension et d’invention. À travers la voix, l’image, le son et le mouvement, le projet met en scène le langage comme matière vivante, instable, chargée de politique, d’expérience intime personnelle et collective. Il sonde comment le sens, façonné par le colonialisme et l’héritage, se fracture et se transforme lorsqu’il traverse les cultures et les histoires.
The Language of Loss: A Lexicon of the Untranslatable de Shatr (Sarah Huneidi, Theresa Sahyoun et Nadine Makarem) fait partie de بِأنفاسِنا نَستَمر Through Breath We Continue : un projet de coopération entre le Festival Lips et le Beirut Art Center pour la co-production et l’accompagnement de projets interdisciplinaires. Le projet, labellisé Saison Méditerranée 2026, prévoit la sélection de trois projets en cours de production, un temps de résidence, un soutien et une présentation publique au Festival Lips #3 — Souffle. Le projet émerge d’un intérêt commun pour la respiration et la voix comme plateformes de vie, de relation et d’interdépendance. Dans un contexte traversé par des crises écologiques, politiques et économiques, il réaffirme le désir et le droit matériel et symbolique de respirer et de parler — d’exister. Les artistes sélectionnées, Dayna Ash, Shatr (Sarah Huneidi, Theresa Sahyoun et Nadine Makarem) et Nour Sokhon, proposent des récits ancrés dans le présent, mais ouverts vers des imaginaires de reconstruction, de réparation et de justice. Face à un présent pollué et rendu étouffant par des destructions massives, elles revendiquent l’air et l’audibilité comme des biens communs, à la fois biologiques et politiques, environnementaux et sociaux. Entre poésie, spoken word, images et musique, leurs projets font de la prise de parole et de la performance un espace de soin et de respiration collective.


Shatr est un collectif fondé par Sarah Huneidi, Theresa Sahyoun et Nadine Makarem qui vise à faire revivre, préserver et nourrir la culture de l’écriture et de la poésie à Beyrouth. Elles organisent des ateliers et des événements qui mettent en valeur l’écriture et d’autres moyens d’expression pour repenser et découvrir les outils dont disposent les poètes·ses pour transmettre leur poésie. Elles hybrident les conventions classiques de la poésie et ses formes actuelles les plus progressistes, repensent les modules du spoken word tout en le décentralisant de son héritage américain dominant.
Sarah Huneidi est éditrice, musicienne électronique et vidéaste basée à Beyrouth (Liban). Sa pratique explore le potentiel cinétique du langage à travers le texte, le son, la performance. Par le biais de médias mixtes, elle superpose et distord les conventions narratives pour brouiller les frontières entre précision éditoriale et expérimentation poétique. Elle a performé, exposé son travail à Beyrouth, Abu Dhabi, en Jordanie, Allemagne, Suisse, France. Son dernier article Beirut–Palestine Train a été publié dans Al Hayya (2025).
Theresa Sahyoun est écrivaine basée à Beyrouth (Liban). Elle travaille actuellement sur son premier roman. Diplômée en philosophie de l’Université américaine de Beyrouth, elle travaille avec le Mouvement anti-raciste à Beyrouth. Son travail a été présenté, entre autres, par Kohl, Rusted Radishes, Khateera, Irshaad Poetry.
Nadine Makarem est écrivaine basée à Beyrouth (Liban). Elle recourt à l’écriture pour l’expression, l’exploration, la défiance, la catharsis. Elle a travaillé dans le développement avec différentes agences internationales et régionales pendant plus de 10 ans. Elle dirige actuellement un programme d’éducation mondial qui accompagne des étudiant·es de la région dans la poursuite de diplômes universitaires à travers le monde. Nadine est publiée dans diverses revues au Liban et à l’étranger, notamment Discontent Magazine (Palestine, Liban, Égypte), Post-Mortem Magazine (France), Rusted Radishes (Liban), Dusk: Anthology Contemporary Lebanese Women Poets (Émirats arabes unis, Liban), Arab Women Voice New Realities (MENA), et bien d’autres.