LABgamerz

Souffles

Mélanie Métier, Max Sister et Élodie Rougeaux-Léaux

29.05.26

22:00

Performance

Jardin de la Chapelle Venel, Aix-en-Provence
Rue du Cancel

Prix libre pour l’entièreté de la soirée, conseillé 10 €

 

Ticket(s)

 

Dans le cadre de la Biennale d’Aix


20 minutes


Mentions

Coproduction

LABgamerz

 

© DR, Renata Pires-Sola, Juliette Paulet

29.05.26

22:00

Performance

Jardin de la Chapelle Venel, Aix-en-Provence
Rue du Cancel

Prix libre pour l’entièreté de la soirée, conseillé 10 €

 

Ticket(s)

 

Dans le cadre de la Biennale d’Aix

2022-26

 

Souffles est une performance conçue autour d’un instrument à vent collectif dont la recherche a pour objet les interactions sonores produites à l’intérieur d’un même corps. L’instrument à la base de la performance a été conçu par les artistes à partir de tubes de cuivres assemblés et modulables.

 

Davantage orienté vers ce que la rencontre de sons génère entre eux que par la virtuosité musicale, Souffles explore ce que l’on pourrait qualifier de geste primaire. Lié·es par l’instrument, les performeur·euses deviennent interdépendant·es les un·es des autres et entrent en interaction à travers leurs souffles. Ces rencontres s’interfèrent, s’amplifient, s’atténuent et deviennent les éléments d’une composition sonore. Les souffles résonnent et s’épuisent ensemble, provoquant des phénomènes acoustiques (battement, ondes stationnaires, variation de phases). Ils s’annulent, s’amplifient, se désaccordent. Chaque joueur·euse travaille avec le volume d’air que son corps contient ; chaque expiration devient une mesure et l’ensemble des souffles devient une unité collective. Comme une respiration, l’instrument se déploie et se rétracte, de la ligne seule à la forme carrée, il devient un élément plastique, un dessin, une sculpture, qui s’articule avec l’espace. Sa modularité permet de varier les formations, proposant au public de se déplacer et d’expérimenter une pluralité de points d’écoute. L’instrument rompt les frontières entre les corps, il rend sensible la porosité qui s’étend au-delà de la peau.

Mélanie Métier, Élodie Rougeaux et Max Sister – Souffles 1

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Mélanie Métier (FR) est architecte et artiste sonore établie à Marseille. Elle produit des œuvres mêlant architecture, musique et documentaire radio. Ses projets associent souvent des personnes isolées, peu entendues, qui font partie intégrante de son processus créatif, notamment via des structures médico-sociales. Dans ses projets, Mélanie porte attention à la cohérence entre le lieu, les gens et les créations qu’iels présentent, notamment en déplaçant notre écoute et notre attention vers des lieux cachés, des sons discrets. Depuis un an, son travail se déploie autour de pratiques sonores mêlant field recording et lutherie construite par ses soins (objets percussifs à moteurs, rhombes, flûtes en cannes de Provence). Elle se forme actuellement à l’électroacoustique à la Cité de la Musique de Marseille et à l’improvisation indienne à la flûte bansuri auprès d’Henri Tournier au sein de l’IIMM à Aubagne.

 

Élodie Rougeaux-Léaux (FR) vit et travaille à Marseille. Après s’être formée au design d’espace et aux arts de la scène (théâtre-danse), elle termine sa formation artistique à l’ESSAix où elle obtient son DNSEP en juin 2021. Son travail se déploie autour de l’objet, de ses usages et de ses potentiels narratifs. Marquée par une approche performative, sa pratique explore les gestes du quotidien, les dynamiques de groupe et cherche à rendre visible les processus de fabrication partagée. Elle privilégie des matériaux peu transformés ou de récupération, affirmant une esthétique de l’économie et de l’adaptabilité. Entre l’espace d’exposition et l’espace scénique, elle crée des installations ou des dispositifs qui génèrent des situations où les corps peuvent se mettre en mouvement et évoluer entre chorégraphie amateur et ouvrage collaboratif. Ses objets – à la fois œuvres, outils ou instruments – restent instables, manipulables, appellent l’usage, suscitent l’action. Élodie organise sa pratique artistique entre la recherche, la production et la transmission qu’elle considère comme une pratique à part entière. Elle a pu mener de nombreux ateliers et son travail a été exposé au festival Actoral (Marseille), au Mac (Marseille), au 3 bis f (Aix-en-Provence), au Frac Sud ou encore à la galerie Tête (Berlin), à l’Institut Français du Maroc (Fès) ou à Ramdom, dans les Pouilles avec l’Institut Français d’Italie.

 

Après un parcours d’ingénieur du son à Trebas Montréal puis à l’ISTS à Paris, Max Sister (FR) poursuit son travail artistique à l’ESSAix – École supérieure d’art d’Aix-en-Provence. Diplômé en juin 2022, son travail a été présenté au Frac Sud, à la Fondation Vasarely, au Festival Actoral, au Palais Farnèse et à la Fondation Agnès B. Il privilégie les interventions in situ et utilise des éléments pauvres et naturels tels que l’eau, le feu, la poussière mais aussi immatériels tels que la lumière, le son, la vibration pour en révéler leurs qualités naturelles intrinsèques. Ses réflexions portent plus généralement sur les rapports entre l’humain et son environnement en proposant au public de faire l’expérience de transformations naturelles de la matière. Les regardeur·ses sont invité·es à plonger dans des seuils de perceptibilité, à porter une attention particulière à des microphénomènes.