Du 1er juin au 1er août 2026 : Ateliers Belleville, Montréal
Production
LABgamerz
Partenaires
Ateliers Belleville, Montréal
Soutien
Office franco-québécois pour la jeunesse, Odyssart, Consulat Général de France à Québec
© Jenny Abouav, Luc Bertrand
Du 1er juin au 1er août 2026 : Ateliers Belleville, Montréal
Les corps de Mū est un projet de performance sonore immersive explorant la relation complexe entre le corps sensible, la vulnérabilité du vivant et la technologie. Elle questionne notamment la place des insectes ; leur présence sonore et figurée d’un corps-choral envahi par des insectes devient une métaphore de leur présence invisible et omniprésente. La performance se déploie dans un espace où le son et la lumière interagissent en temps réel avec les mouvements en évoquant la coexistence entre l’humain et le vivant, entre le familier et l’étrange.
Ce projet prolonge un ancien travail performatif de Jenny Abouav avec un instrument DIY qui produit des sons organiques à partir de la lumière. Dans le prototype, l’instrument nous invite à traverser différents paysages sonores et lumineux par l’écoute et les gestes de la performeuse. L’interprète interagit, à travers ses gestes et l’ombre de son corps, avec cet instrument fabriqué à partir de panneaux solaires qui transforment la lumière en fréquences sonores pour créer une composition générative.
Dans cette nouvelle performance, l’instrument n’est plus une sculpture, installée sur un socle et séparée du corps, mais est intégré directement sur le corps de la performeuse. La performeuse est vêtue d’une membrane, une seconde peau qui ne laisse apparaître que sa silhouette. Cette membrane agit comme une interface entre le corps et l’espace, transformant les mouvements en impulsions lumineuses et sonores via une multitude d’oscillateurs qui interagissent avec diverses sources de lumière et microphones disposés dans l’espace. Elle devient un outil de dialogue où le corps sensible se fond avec la technologie, créant à la fois une symbiose et une dissonance entre l’humain et la machine. Les mouvements lents et précis de la performeuse produisent une composition sonore générative.



Née en 1991 à l’Isle-d’Espagnac en Charente, Jenny Abouav vit et travaille à Marseille. Sa pratique artistique privilégie la performance, l’installation et l’image photographique et vidéo. Elle travaille sur la relation entre la sculpture et le vivant aux travers des aspects poétiques et politiques de résistance du corps à travers la lenteur, le vide, la douceur, le silence et le tremblement. Après une formation universitaire à Bordeaux en Études Cinématographiques et Audiovisuelles, Jenny Abouav part vivre 5 ans à Montréal pour étudier à l’UQAM en Arts Visuels et Médiatique puis en Médias Interactifs et Création sonore. Elle s’installe à Marseille en 2016 et obtient son DNSEP avec mention à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence en 2018. Elle présente son travail en France et à l’étranger, notamment à la Casa de Velázquez à Madrid, au centre Wallonie-Bruxelles à Paris, au Festival Parallèle à Marseille, au GMEA d’Albi-Tarn ou encore au Festival Performance Crossing à Prague, au festival ATM: OMNI à Séoul, au Festival International de performance de Riga. Elle a été lauréate de la résidence Kafila 2023 – caravane culturelle et scientifique avec l’Institut français du Maroc et a été artiste en résidence à Le 18, Marrakech.