19:00
Institut de l’Image, Aix-en-Provence
École supérieure d’Art d’Aix en Provence
57 Rue Émile Tavan
Billetterie sur place, de 4 à 8 €
Dans le cadre de la Biennale d’Aix en coréalisation avec l’Institut de l’Image et en partenariat avec l’ESAAix – École supérieure d’art d’Aix-en-Provence Félix Ciccolini
© DR, Stefanie Schmid Rincon
19:00
Institut de l’Image, Aix-en-Provence
École supérieure d’Art d’Aix en Provence
57 Rue Émile Tavan
Billetterie sur place, de 4 à 8 €
Dans le cadre de la Biennale d’Aix en coréalisation avec l’Institut de l’Image et en partenariat avec l’ESAAix – École supérieure d’art d’Aix-en-Provence Félix Ciccolini
« Je vous parle depuis l’Iran, du cœur de Téhéran, où même respirer semble difficile ces jours-ci et je peux à peine faire entendre ma voix. » (Témoignage partagé par Iran’s Feminist Liberation, le 4 mars 2026)
Lips renouvelle sa collaboration avec l’Institut de l’image pour une soirée de projections et débats avec les artistes et réalisatrices Bani Khoshnoudi et Farahnaz Sharifi : une plongée dans les archives, les luttes, les voix de résistance en Iran, entre intime et public, personnel et politique.
Bani Khoshnoudi, Un cri dans le noir (2026)
Lecture-performative – 30 minutes
Comment racheter l’image lorsqu’elle nous abandonne ? Que faire face aux massacres et aux génocides lorsqu’ils se déroulent dans l’obscurité, ou lorsque les images sont trop nombreuses mais totalement impuissantes ? À la suite du massacre de manifestant·es survenu en janvier dans les rues d’Iran – qui a coûté la vie à des milliers de personnes en l’espace de quelques jours – et la guerre déclarée sur le pays depuis, Bani Khoshnoudi poursuit sa réflexion sur le rôle des images et de l’archive dans une lutte antifasciste continue et persistante dans son pays, dans la guerre et sa destruction, en Iran et au-delà de ses frontières.
Farahnaz Sharifi, My Stolen Planet (2024)
Film – 1h26
À sept ans, en Iran, Farah réalise qu’elle vit sur deux planètes : celle du régime et l’autre, cachée, où elle ose être elle-même. À l’achat d’une caméra, son monde évolue, alimenté de danse, de joie. Elle y ajoute des archives abandonnées par les familles en exil et fabrique ainsi une autre histoire de son pays. Une exploration intime de la vie des femmes en Iran à travers Farah, révélant la tension entre amour, défis et oppression de l’État.
À suivre, table ronde avec les artistes et Caroline Renard, maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’Université d’Aix-Marseille.





Cinéaste et artiste visuelle, Bani Khoshnoudi (IR) est née à Téhéran et a immigré aux États-Unis en 1979 pendant la révolution. Elle a étudié l’architecture, la photographie et le cinéma à l’Université du Texas à Austin, puis a poursuivi ses études dans le cadre du programme d’études indépendantes du Whitney Museum of American Art à New York. Ses œuvres, habitées par le déplacement et le déracinement, explorent les thèmes de l’exil, de la modernité et de ses effets, de la mémoire et de l’invisible. Son film le plus connu, l’essai documentaire The Silent Majority Speaks, a été interdit au Liban en 2014 et considéré comme « offensant pour le régime iranien ». Cette fresque politique sur 100 ans de révolte politique en Iran a été incluse dans le livre d’exposition de Georges Didi-Huberman, Uprisings pour le musée du Jeu de Paume à Paris, et a été nommée par la conservatrice et critique française Nicole Brenez comme l’un des dix films essentiels du siècle. En 2014, elle a collaboré avec le cinéaste Harun Farocki et Antje Ehmann sur leur projet Labor in a Single Shot à Mexico. Le travail de Bani a été exposé au Centre Pompidou, à la Fondation Serralves à Porto, à la Fondation Cartier, au musée d’art contemporain MUAC à Mexico et au musée d’art contemporain de Zagreb, entre autres. En 2022, Bani a reçu le prestigieux Herb Alpert Award for the Arts in Film/Video, un prix de mi-carrière décerné à un artiste pour son travail de prise de risque.
Farahnaz Sharifi (IR) est une cinéaste et monteuse iranienne basée entre l’Iran et l’Allemagne. Sa filmographie s’appuie principalement sur des images d’archives et elle est renommée pour ses compétences en montage. Outre sa carrière de cinéaste et de monteuse, elle est également écrivaine. Son recueil de nouvelles, Breathing in Open Air, a été publié en Iran. Son dernier film, My Stolen Planet, a été présenté en avant-première dans la section Panorama de la Berlinale en 2024. Le film a été projeté dans plus de 60 festivals de cinéma, a été nominé pour le Prix de l’Académie européenne du cinéma 2024 et a remporté plus de 25 prix, dont le deuxième Prix du public à la Berlinale, le Prix du meilleur documentaire à Thessalonique et le Prix de l’utilisation créative des archives à l’IDFA 2024. Elle développe actuellement un nouveau projet de film.