19:00
Jeudi 23 juillet, 19h :
Ateliers Belleville, Montréal
Conception
Jenny Abouav
Collaboration costume
Jade Simard
Assistance, croquis & photos
Maxime Borowski
Production
LABgamerz
Partenaires
Ateliers Belleville, Montréal
Avec le soutien de
Office franco-québécois pour la jeunesse, Odyssart, Consulat Général de France à Québec, Sacem
©Maxime Borowski
19:00
Jeudi 23 juillet, 19h :
Ateliers Belleville, Montréal
Les corps de Mū est une performance sonore qui explore les relations complexes entre le corps sensible, la vulnérabilité du vivant et la technologie. Elle interroge notamment la place des insectes, dont la présence, à la fois sonore et figurée, envahit un corps-choral et devient la métaphore d’un vivant aussi invisible qu’omniprésent. La performance se déploie dans un espace où le son et la lumière réagissent en temps réel aux mouvements de la performeuse, évoquant les tensions et les formes de coexistence entre l’humain et le vivant.
Le corps de la performeuse est recouvert d’une membrane habitée par une multitude d’oscillateurs. Chacun est conçu à partir d’un panneau solaire et d’un piézoélectrique, transformant la lumière en fréquences sonores. Ce corps-instrument, qui se déplace avec une extrême lenteur, joue de la fragilité de l’immobile et convoque les figures de la chrysalide et du cocon, dans un état de transformation permanente.
Les gestes de la performeuse génèrent une composition sonore et lumineuse en constante évolution, invitant le public à traverser une succession de paysages sensoriels. Les sons produits par les piézos oscillent entre plainte, chants d’oiseaux et cris d’insectes imaginaires, comme si ce corps était progressivement envahi par un vivant contestataire qui cherche à se faire entendre.
Les fréquences qui émergent de cette composition résonnent comme un signal d’alerte porté à la fois par le vivant et le minéral. Elles interrogent notre rapport au monde et tentent de redonner une place à l’intelligence sensible du corps, à sa lenteur et à sa capacité d’écoute. Face à une société toujours plus technologique, qui tend à nous déposséder de nos perceptions et à dissocier nos corps biologiques de leurs territoires, Les corps de Mū propose une expérience d’attention, de porosité et de coexistence avec les formes de vie qui nous entourent.





Née en 1991 à l’Isle-d’Espagnac en Charente, Jenny Abouav vit et travaille à Marseille. Sa pratique artistique privilégie la performance, l’installation et l’image photographique et vidéo. Elle travaille sur la relation entre la sculpture et le vivant aux travers des aspects poétiques et politiques de résistance du corps à travers la lenteur, le vide, la douceur, le silence et le tremblement. Après une formation universitaire à Bordeaux en Études Cinématographiques et Audiovisuelles, Jenny Abouav part vivre 5 ans à Montréal pour étudier à l’UQAM en Arts Visuels et Médiatique puis en Médias Interactifs et Création sonore. Elle s’installe à Marseille en 2016 et obtient son DNSEP avec mention à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence en 2018. Elle présente son travail en France et à l’étranger, notamment à la Casa de Velázquez à Madrid, au centre Wallonie-Bruxelles à Paris, au Festival Parallèle à Marseille, au GMEA d’Albi-Tarn ou encore au Festival Performance Crossing à Prague, au festival ATM: OMNI à Séoul, au Festival International de performance de Riga. Elle a été lauréate de la résidence Kafila 2023 – caravane culturelle et scientifique avec l’Institut français du Maroc et a été artiste en résidence à Le 18, Marrakech.